
Arnaud FIMAT
Pour Adeline... Rien est impossible !
Adeline Chenoui, ancienne volontaire du centre EPIDE de Combrée, revient sur son parcours et son rôle actuel de chargée des relations entreprises en alternance. Après une expérience enrichissante au sein de l’EPIDE, il y a plus de 10 ans, elle s’est orientée vers le commerce et la prospection. Aujourd’hui, elle nous partage ses ambitions, les défis qu’elle rencontre au quotidien, et comment son centre EPIDE lui a permis de reprendre confiance et de poursuivre ses études avec succès.
Pouvez-vous vous décrire brièvement ?
Bonjour, je m'appelle Adeline Chenoui, et j'ai actuellement 25 ans. J'ai intégré le centre EPIDE de Combrée il y a environ dix ans, après avoir tenté d’obtenir mon bac pro commerce, que je n'avais pas réussi. Aujourd'hui, je suis chargée des relations entreprises en alternance pour l’école ENSUP Business School. En parallèle, je poursuis mes études pour obtenir un BTS Attaché Commercial sur un an.
Pouvez-vous décrire votre métier, vos responsabilités quotidiennes et ce que cela implique pour vous ?
En tant que chargée des relations entreprises, mon rôle est de prospecter des entreprises pour placer des candidats en alternance dans le cadre de la future ouverture d’une école, l’ENSUP, prévue pour septembre 2025. Mon quotidien consiste principalement à présenter notre campus, les programmes que nous proposons et discuter des besoins des entreprises. L’objectif est de créer un partenariat entre l'école et les entreprises, en s'assurant qu’elles recrutent des candidats pour la rentrée. Mon travail est donc centré sur la prospection active, la participation à des salons et l'organisation de portes ouvertes. Une fois que les élèves intégreront l'école, ma mission sera de suivre individuellement les alternants, trouver les matchs idéaux avec les entreprises, en assurant un accompagnement tout au long de leur parcours.
J’ai vraiment hâte d’être à la rentrée, tout le travail qu’on effectue en amont portera ses fruits en septembre, et puis on va pouvoir suivre nos candidats. Ce sera tout nouveau pour tout le monde donc ce sera vraiment une belle aventure.
Qu'est-ce qui vous attire le plus dans votre métier ?
Ce que j'apprécie le plus dans mon métier, c’est la diversité des missions. Chaque entreprise étant différente, je fais face à des interlocuteurs variés, ce qui rend chaque jour unique. J’aime également le mélange entre les tâches de bureau et le fait d'être sur le terrain, en contact direct avec les entreprises. Cela permet d'éviter la routine et de rester constamment dans un environnement dynamique, stimulant aussi bien sur le plan relationnel que professionnel.
Quelles qualités pensez-vous qu'il est nécessaire de posséder dans votre domaine ?
Pour exceller dans ce métier, plusieurs qualités sont indispensables. D’abord, il faut être à l’aise avec la communication orale, car nous sommes constamment en interaction avec des entreprises et des candidats. Une grande confiance en soi est également essentielle pour réussir la prospection et vendre efficacement nos programmes. Je dirais aussi qu’il faut maîtriser parfaitement les formations que nous proposons pour pouvoir les présenter de manière précise et convaincante. En tant que chargée de relations entreprises, il est également crucial d’adopter un discours professionnel, d'autant plus lorsque l'on représente une école nouvelle.
Dans vos missions, quel a été le challenge le plus difficile à relever ?
Un des défis que nous rencontrons, c’est la réticence de certaines entreprises à reprendre des alternants. Quelques-unes ont eu des expériences négatives ou préfèrent, pour diverses raisons, suspendre leur recrutement. Cependant, mon équipe et moi avons réussi à convaincre certaines d'entre elles de redonner une chance à l’alternance, en leur montrant les avantages et en les rassurant sur le suivi que nous mettons en place au sein de l’ENSUP.
Quelles ont été vos motivations pour choisir ce chemin professionnel ? Pouvez-vous nous parler de votre parcours jusqu'à présent ?
Quand je suis arrivée à l’EPIDE, mon objectif était assez flou. D'un côté, je voulais reprendre mes études dans le commerce, mais j'avais aussi l'idée de rentrer dans la BAC (brigade anti-criminalité), un domaine totalement différent. J’ai d'ailleurs commencé des entraînements, mais une blessure m’a contrainte à abandonner cette voie. Je me suis alors recentrée sur le commerce, domaine que j'avais exploré avec le bac pro.
Au sein de l'EPIDE, j'ai eu l'opportunité de passer plusieurs diplômes, comme des certifications en natation ou encore mon permis de conduire, grâce au soutien du centre. J’ai également eu l'occasion de rénover un centre équestre, ce qui m'a offert une expérience pratique enrichissante. À la fin de mon parcours, j'ai trouvé une école qui m'a permis de repasser un titre pro vendeur conseil, que j'ai cette fois-ci réussi.
Ensuite, j'ai décidé de tenter un BTS, mais je n'ai pas pu poursuivre faute d'intégration en entreprise. J'ai continué à travailler dans la vente avant de décider cette année de reprendre mes études, cette fois dans un domaine plus axé sur le commercial B2B, avec la perspective d'une carrière dans l'accompagnement des alternants.
Aujourd’hui, je suis donc dans une formation “Attaché commercial”, un niveau BTS que je vais passer en un an. Ca fait beaucoup de diplômes pour quelqu’un qui n’était pas du tout là-dedans initialement.
Comment voyez-vous votre avenir dans ce métier ?
Je me vois continuer mes études dans cette école, jusqu'au Bachelor et pourquoi pas au Master. L’idée serait de progressivement évoluer dans le domaine des relations entreprises, tout en enrichissant mes compétences en prospection. Travailler dans une école en pleine expansion comme l’ENSUP m’offre de belles perspectives. Le dynamisme de l’entreprise et la possibilité d’interagir avec des étudiants que je vais suivre durant leurs parcours me motivent énormément à poursuivre dans cette voie.
Quel rôle a joué l’EPIDE dans votre parcours ?
J'en avais entendu parler parce qu'ils ont un centre dans la région parisienne, si je ne dis pas de bêtises. Et puis, on m'avait dit que c'était vraiment un centre qui nous aidait, justement, si on avait des formations à passer ou si on essayait de remettre un pied dans le monde du travail. J’avais aussi entendu que le centre nous aidait surtout dans la vie quotidienne à reprendre confiance en soi, essayer de revoir les bases. Et du coup, je me suis dit “pourquoi pas tenter ma chance pour m'aider”. Comme je n'avais pas eu mon diplôme, je ne savais pas trop quoi faire, je n'avais pas de permis non plus. J'avais vraiment besoin d'une structure pour me soutenir au quotidien.
Quand je suis arrivée, on avait des missions, dans mon groupe, on a aidé à rénover un centre équestre et on a eu la possibilité de faire du cheval à la fin. Certains sont allés aider à nettoyer des cabanes dans les arbres et à la fin, ils avaient dormi dans les cabanes. Ces projets étaient vraiment sympas.
L’EPIDE a joué un rôle clé dans mon parcours. Ce centre m’a offert un cadre structuré, un environnement où j’ai pu reprendre confiance en moi. Les cours de soutien, que ce soit en mathématiques, français ou encore en informatique, m’ont permis de revoir les bases et de me remettre dans une dynamique d’apprentissage. Le centre m’a également appris l’importance de la discipline et la rigueur grâce à certains aspects du programme. Les activités, comme la rénovation d’un centre équestre ou le sport, ont renforcé mon esprit d'équipe et mon engagement personnel.
Avez-vous un conseil pour ceux qui envisagent de rejoindre l'EPIDE ?
Je dirais à ceux qui se sentent perdus ou qui ont besoin de retrouver un cadre structuré, que l'EPIDE est l'endroit idéal pour eux. Le centre offre un soutien à 100 %, que ce soit sur le plan personnel ou professionnel, et il aide réellement à se reconstruire. Si l’on a des objectifs clairs, qu'ils concernent la formation ou l’insertion professionnelle, l’EPIDE vous accompagnera tout au long du chemin.
Un dernier mot pour terminer ?
Ne pas lâcher ses objectifs. Ce n'est pas facile, comme je disais, d'être tous les jours les uns sur les autres pendant 7 à 10 mois. Mais il ne faut rien lâcher et vraiment s'entraider dans le centre. Et puis, le plus important, c’est de ne pas perdre son objectif et se dire que tout est possible. De toutes façons, même si on part de rien, on peut vraiment arriver à quelque chose à la fin. Rien n'est impossible.
Arnaud FIMAT